Made with MacOS - Apple

Le Monde : page 6/6


L'acharnement médiatique contre Apple


Vous trouverez ci-après l'article du Monde du 15/09/99 dans son intégralité (écrit en noir, les paragraphes étant précédés du signe: > ) et mon commentaire (en bleu).

Trouvée également dans le supplément multimédia du monde du 15/09/99, j'ai placé à la suite de celui-ci une comparaison Mac/PC assez édifiante.

J'ai placé ici l'article du Monde paru à la veille du passage à l'an 2000 (écrit en noir, les paragraphes étant précédés du signe: > ) et mon commentaire (en bleu). (new)


Le Monde - 15/08/99

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Malgré un redressement spectaculaire, Apple reste fragile

Monsieur Alberganti après nous avoir longuement parlé de "l'agonie d'Apple" le 16 janvier 1998 et prédit une fin proche (grand classique d'une certaine "élite" journalistique), non content de s'être complètement fourvoyé dans ses prédictions, vient nous resservir son fiel alors que tous les indicateurs sont aujourd'hui au vert. Heureusement que le ridicule ne tue pas, diront certains...

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LE 15 OCTOBRE 1997, Apple annonce une perte d'environ 700 millions de francs (107 millions d'euros) pour le quatrième trimestre, ce qui porte à plus de 6 milliards de francs (910 millions d'euros) la perte totale de l'exercice. Le 15 septembre 1999, à la veille du deuxième anniversaire de sa nomination comme PDG intérimaire ( « iCEO ») de la marque à la pomme qu'il a créée en 1977, Steve Jobs débarque à Paris dans l'euphorie. Apple affiche sept trimestres consécutifs de profits, une trésorerie d'environ 18 milliards de francs (2,74 milliards d'euros), une action dont la valeur est passée de 13 à 67 $ (de 12,15 à 62,60 euros, de 80 à 410 F, soit une augmentation de plus de 500 %) en 24 mois, des stocks réduits à moins de 15 heures, un produit vedette - l'iMac -, un nouveau né - l'iBook - et un nouveau processeur ultra-rapide - le G4...

Autant de point positifs donc...

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Nul doute que ce miracle est à mettre au crédit de cet homme, Steve Jobs, rappelé à la tête de l'entreprise, dont il avait été évincé en 1985, l'année suivant le lancement du Macintosh.

Le mot "miracle" est ici révélateur. Il dénote toute la profondeur de l'analyse macro-économique qui avait été réalisée par notre "journaliste" pour écrire son précédent papier. En clair il n'a rien compris à la situation et s'en remet donc au paranormal pour justifier cette non-agonie.

Je lui conseillerai, puisqu'il y croit, d'aller faire un voyage jusqu'à Lourdes afin que le tout puissant, à l'avenir, l'aide à réfléchir avant d'écrire toutes ses inepties concernant Apple.

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En 1997, Apple était à genoux. Ses pertes financières s'accumulaient, sa gamme d'ordinateurs stagnait, sa diversification dans les assistants numériques (Newton) capotait et ses innovations annoncées ne cessaient d'être repoussées (système d'exploitation Rhapsody).

A titre d'information, Rhapsody aujourd'hui officiellement appelé MacOS X, est aujourd'hui sorti dans sa version "Server" sans avoir subi de retard notable, la version cliente, quant à elle, suit le même chemin :-)

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Aujourd'hui, Steve Jobs clame devant des foules médusées que le nouveau processeur G4 est trois fois plus puissant que le Pentium III d'Intel. Si puissant que les autorités militaires américaines se sont alarmées de voir un tel potentiel de calcul tomber entre n'importe quelles mains et ont obtenu certaines restrictions des exportations.

Non seulement il le clame, mais il le démontre, benchmarks (pris chez Intel !) et démonstrations en vrai grandeur à l'appui (cf Apple Expo 99).

Quant aux foules médusées, il doit certainement s'agir des personnes qui pensaient, comme dit à la télé, que le Pentium III accélérait l'Internet, car en ce qui concerne les fidèles à la marque Apple, je puis vous affirmer qu'à l'image du logo MacOS, ils affichent un sourire jusqu'aux oreilles.

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L'iMac a été distribué à plus de 2 millions d'exemplaires en un an et prétend tenir la tête du hit-parade informatique en France. Il représenterait même 25 % des ventes d'ordinateurs de la Fnac. Depuis deux trimestres, Apple regagne du terrain sur ses concurrents pour revenir aujourd'hui aux alentours de 4 % du marché mondial. Pour exploiter l'extraordinaire engouement des consommateurs pour les formes rondes, translucides et colorées de l'iMac, Apple lance sa version portable, l'iBook, agrémentée d'une innovation importante en matière de communication par radio (AirPort).

Enfin des faits et rien que des faits...

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Difficile d'attendre plus d'une entreprise que l'on jugeait au bord de l'abîme il y a si peu.

Qui est ce "on" ?
Monsieur Alberganti, qui décidément a la mémoire bien courte, ferait bien mieux de faire ici son mea-culpa !

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Pourtant, il reste difficile de parier les yeux fermés sur la pérennité d'Apple. N'en déplaise aux fans de la firme de Cupertino (Californie), qui ne supportent pas la moindre critique d'une entreprise à laquelle ils vouent une telle dévotion qu'elle mérite de compter parmi les actifs de la société.

Ce qui est insupportable Monsieur Alberganti, c'est que quelqu'un qui se dit "journaliste", et dont on est donc en droit d'attendre une certaine impartialité, désinforme le public en omettant des faits, en caricaturant la réalité, en justifiant ses propos par des analyses à quatre sous, et en noircissant systématiquement la situation.

Et ceci n'a rien à voir avec Apple. Sur tout autre sujet connu du public, les réactions du lectorat concerné par le sujet abordé seraient identiques.

Pour prendre une image : il est tout aussi dangereux de laisser un enfant de 2 ans au volant d'un semi-remorque lancé à pleine vitesse, que de laisser un "journaliste", aussi soucieux de l'éthique que de sa première chemise, répandre sa bile à des milliers d'exemplaires.

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Malgré son spectaculaire redressement, la situation d'Apple reste précaire.

Ben voyons...
Après nous avoir parlé de l'agonie d'Apple, vous ne voudriez pas que notre "journaliste" retourne complètement sa veste et baisse son pantalon !

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Le contraire serait d'ailleurs surprenant dans une industrie comme l'informatique qui vit en permanence sur une poudrière. Les difficultés d'IBM sont encore dans toutes les mémoires. Celles de Compaq s'annoncent malgré sa position de numéro un mondial. La croissance fulgurante de Dell témoigne de la fragilité des positions acquises.

A bien suivre ce raisonnement, quoi qu'il arrive, la situation des constructeurs informatiques est précaire.

Alors pourquoi s'acharner sur le cas Apple, sinon à vouloir descendre systématiquement cette société ?!

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Au sein de la formidable bataille que se livre la poignée de constructeurs, tous américains, qui domine le marché mondial, Apple semble condamnée à la marginalité.

J'aurais plutôt dit : condamnée à l'excellence.

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Presque tout la distingue de ses concurrents. Seule à pouvoir maîtriser à la fois la conception de ses processeurs à travers le consortium Power PC constitué avec IBM et Motorola, l'intégration de composants fabriqués spécialement pour elle et son propre système d'exploitation, le MacOS, elle dispose d'atouts uniques pour innover.

Eh oui :-)

Et c'est même pour cela qu'Apple sera toujours en avance en matière de micro-informatique, et qu'elle retrouvera et dépassera, j'en fais le pari, ses parts de marché d'antan.

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D'où le design novateur de ses dernières machines, héritières des premiers Macintosh ayant fusionné l'unité centrale et l'écran de l'ordinateur. Longtemps, cette originalité a pénalisé la marque, dont les prix de vente restaient supérieurs à ceux de ses concurrents du monde PC, faute d'un facteur d'échelle suffisant. Aujourd'hui, Apple a réussi à gommer ce handicap tout en préservant sa marque distinctive.

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Les derniers exploits de Steve Jobs semblent néanmoins difficiles à ériger en stratégie à long terme.

Monsieur Alberganti, semble oublier que le retour d'Apple au premier rang des constructeurs informatiques est le fruit de nombreuses équipes, coordonnées certes par Steve Jobs.

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Comment préserver cette différence qui attire souvent les nouveaux venus à l'informatique ? Le lancement de Windows 95 par Microsoft a ainsi largement contribué au déclin d'Apple en 1996. Simplement parce que l'un de ses atouts, la simplicité d'utilisation en l'occurrence, venait d'être effacé par la firme de Bill Gates.

Alors là laissez moi rire, ceux qui prétendent que meurtrière 95 est aussi facile d'emploi que MacOS, ou bien n'ont jamais utilisé MacOS, ou bien sont de mauvaise foi.

C'est bien évidemment ce que voudrait nous faire croire le discours marketing de Micro$oft, il n'en est rien. Windows, que cela soit la version 95, 98, ou NT reste une usine à gaz lourde à manipuler, inconsistante, et boguée jusqu'à la moelle, et je vous parle là en ma qualité d'ingénieur système utilisateur de façon quotidienne de l'ensemble de ces plate-formes.

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Demain, les fabricants de PC vont s'inspirer du design de l'iMac,

Oui certains on déjà essayé, preuve, s'il en était besoin, qu'Apple reste la seule locomotive en matière d'innovation. Mais Apple n'entend pas cette fois ci se faire impunément piller ses idées, et ces sociétés, peu scrupuleuses, sont aujourd'hui poursuivies en justice.

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Intel va commercialiser des processeurs plus puissants,

Monsieur Alberganti, dont la puissance de raisonnement décidément m'étonnera toujours, pense sans doute qu'Apple, IBM, et Motorola (AIM), vont se tourner les pouces pendant ce temps là.

Aujourd'hui le clan AIM possède une avance considérable en matière de processeur RISC utilisant la technologie cuivre, et le Merced d'Intel, le successeur des Pentiums, est pour le moment dans une impasse technologique.

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l'intégration de l'accès à Internet va se généraliser chez l'ensemble des fabricants, à l'instar de Packard Bell, qui vient d'en faire l'annonce.

Ah bon, ce n'était pas déjà fait, nous aurait-on menti à l'insu de notre plein gré ? ;-)

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Que restera-t-il alors à Apple ? Le dernier carré de ses fans lui a déjà sauvé la mise une fois. Le génie de Steve Jobs l'a relancée. Cela suffira-t-il pour que la marque à la pomme résiste aux tempêtes à venir ? Thomas Lot, PDG d'Apple France, reconnaît que l'entreprise, malgré ses vingt-deux ans d'existence, conserve les caractéristiques d'une start-up. Dans un contexte quotidien de rachats et de fusions, la marginalité fait figure de luxe. Il semble bien périlleux d'en prédire l'avenir.

Michel Alberganti

CQFD, monsieur Alberganti reconnaît lui même qu'aucune prévision sérieuse n'est possible, du moins en utilisant les moyens d'analyse qu'il utilise. Alors pourquoi ce papier ?

En fait monsieur Alberganti est juste là pour semer le doute dans la tête des lecteurs et répandre une fois de plus son fiel, l'air de dire : "bien oui je vous avais parlé de l'agonie d'Apple il y a 18 mois, mais force est de constater qu'Apple va aujourd'hui très bien, mais comme il est impossible que je me sois totalement trompé, et qu'Apple est une société que je ne supporte pas car elle échappe à tous mes schémas mentaux, je vous demande aujourd'hui de me croire si je vous dit que tout peut aller très mal pour Apple".

Monsieur Alberganti votre analyse est stérile, votre discours pitoyable, et la valeur ajoutée de votre "papier" inférieure à epsilon (qui comme chacun sait tend toujours vers zéro).

Je ne vous salue pas.

H.F, sept 99

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Mac/PC : le match des logiciels 

>A CONFIGURATION équivalente, la combinaison PC/Windows coûte environ 30 % moins cher que la version Macintosh.

Faux, pour deux raisons :

D'abord comparons ce qui est comparable : à configuration et qualité équivalente les PC de marque (et non pas la camelote achetée chez le taïwanais du coin) sont au même niveau de prix que les Macintosh.

De plus, à l'usage, le Macintosh est nettement moins cher que le PC, à cause de sa pérennité, à cause de la simplicité de son système d'exploitation ce qui demande moins de formation, permet une autonomie rapide des utilisateurs et génère moins de problèmes purement informatiques, à cause de la parfaite intégration du matériel et du logiciel ce qui génère moins de maintenance, en définitive à cause de la plus grande productivité que l'on a sur un Mac.

D'ailleurs, de nombreuses études prouvent qu'un parc de Macintosh est beaucoup moins cher à maintenir qu'un parc de PC.

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Les deux systèmes d'exploitation sont devenus très semblables, malgré un léger avantage de fiabilité pour Mac OS.

Faux. La simplicité d'utilisation de MacOS est sans commune mesure avec celle de Windows, il ne faudrait pas confondre le discours marketing de micro$oft avec la réalité de tous les jours.

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SUITES BUREAUTIQUES

Historiquement, les logiciels de bureautique créés par Microsoft (Office) sont destinés au monde PC. Les adaptations pour systèmes Mac OS arrivent généralement avec trois à six mois de retard, et sont un peu moins bien intégrées.

Faux. Micro$oft et Apple ont passé des accords il y a 2 ans pour qu'Office sorte en même temps sur Mac que sur PC, de plus des équipes spécialisées travaillent chez Micro$oft pour sortir les versions Mac.

Et puis il n'y a pas qu'Office sur Mac. AppleWorks, par exemple, fait par Apple, n'a rien à envier à Office pour l'utilisation qu'en font 99 % des gens.

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NAVIGATEURS INTERNET

Le navigateur Internet de Microsoft (Explorer) fonctionne moins bien sur Mac que sur PC et ne gère pas les scripts et les ActiveX.

De là à penser que Micro$oft fait tout pour saborder le Mac... mais c'est surement le fruit de mon imagination ;-)

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Netscape réussit cette gageure de proposer un produit pratiquement équivalent sur les deux plates-formes. Seule différence, une mise à disposition plus tardive pour Mac OS.

Faux encore ! Mais quel est ce tissus de mensonges éhontés ?!

Et encore une fois sur Mac, il n'y a pas que ces deux navigateurs poids lourds. iCab en est un très bon exemple.

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PUBLICATION ET MISE EN PAGE

Fonctionnement et ergonomie identiques sur les deux machines pour QuarkXPress, produit-référence des logiciels de mise en page et de PAO.

C'est pour cela que la quasi totalité des gens qui font de la PAO sont sur Mac et ne veulent à aucun prix passer sur PC. Car au delà du logiciel lui même, il y a tout son environnement, et là (voir ci-dessus) entre MacOS et Windows il n'y a pas photo en ce qui concerne la productivité.

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RETOUCHE D'IMAGES

Créé à l'origine pour le Macintosh, Adobe Photoshop se comporte de façon quasi identique sur les deux plates-formes. Petit avantage du Macintosh pour le traitement des gros fichiers.

Contre arguments absolument identiques aux précédents.

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DESSIN VECTORIEL

Les arrêts intempestifs sur le logiciel Illustrator d'Adobe sont moins nombreux sur Macintosh que sur PC.

Idem.

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APPLICATIONS MULTIMEDIAS

En ce qui concerne Macromedia Director, le développement d'applications et de CD-ROM de type multi-plate-forme Mac/PC se fera de préférence avec Director version Mac. Pour la fabrication de productions PC uniquement, la version Windows suffira.

C'est donc reconnaître que la version windows est moins bien.

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Flash 4, l'outil de création multimédia sur le Web, fonctionne de façon plus stable sur Macintosh, mais s'avère être plus rapide dans la création d'exécutables (productions autonomes) sous Windows.

C'est cela oui... ;-).
Les PowerMac G4 à 500 Mhz sont aujourd'hui 3 fois plus rapides que les PC équipés d'un PIII à 600 Mhz.

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En conclusion, pour une utilisation professionnelle orientée graphisme et PAO, et si le prix n'est pas un facteur déterminant, il faudra préférer le Macintosh (meilleure gestion des couleurs, des polices, du lissage ou des gros fichiers.) A contrario, si le budget est déterminant et si l'utilisation va plutôt vers de la bureautique et des applications en réseau, sans toutefois se couper d'une utilisation multimédia, on préférera un PC.

Olivier Dumons

En conclusion ce papier est un tissu d'âneries, étayé sur des contrevérités. Que ce soit dans le domaine de la PAO, du son, de la vidéo, de la création multimédia, et à fortiori de la bureautique, la productivité est nettement meilleure sur un Macintosh que sur un PC (cf étude Gistics, par exemple), et ceci que ce soit en utilisation professionnelle ou non.

H.F, sept 99

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Apple mis sur la touche par l'opérateur public

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Mis à jour le mardi 28 décembre 1999

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ON CROYAIT le constructeur d'ordinateurs Apple à l'abri du bogue de l'an 2000, grâce à sa technologie d'horloge particulière. A quelques jours de l'heure fatidique, c'est finalement la technologie de l'Internet à grande vitesse, ADSL, qui fait tébrucher la marque à la pomme, revigorée par le succès de l'iMac.

Ceci n'a strictement rien à voir avec les problèmes informatiques liés au passage à l'an 2000 !

On dirait ici que Monsieur Christophe Jakubyszyn, non content de voir les Macintosh échapper au "bug de l'an 2000" (contrairement aux PC sous windows !) veut à tout prix trouver une faille dans l'utilisation des machines construites par Apple à l'aube du troisième millénaire (lequel ne commencera véritablement qu'au 1 janvier 2001).

Le procédé est grotesque, puéril, et le "journaliste" qui se prête à cette mascarade se discrédite complètement en agissant de la sorte, mais il est vrai que Le Monde n'en est plus à son premier coup bas vis à vis d'Apple (cf. autres articles rassemblés sous la présente rubrique).

Le véritable coupable dénoncé dans cet article c'est en fait France Télécom qui une fois de plus abuse de sa position dominante (il vient d'ailleurs d'être rappelé à l'ordre par l'ART* pour ce qui concerne l'ADSL* en France) et ne propose, pour l'instant, qu'une technologie ADSL propriétaire (signée Micro$oft), mais le "papier" est tourné de tel façon qu'on a l'impression, en première lecture, que les utilisateurs de Macintosh seront pénalisés pour accéder à l'Internet à grand débit.

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Depuis le lancement de l'ADSL en France, les « résistants » à l'empire Microsoft se voient opposer une fin de non recevoir lorsqu'ils contactent le service client de France Télécom pour souscrire un abonnement à l'internet à grande vitesse.

Je signale à notre éminent "journaliste", qui décidément me semble bien mal informé ou totalement incompétent, que Micro$oft depuis novembre 1999 est officiellement accusé par le DOJ* américain d'abus de position dominante et de pratiques hors la loi digne de la mafia.

Les "résistants", comme il dit, sont en fait des individus en guerre contre les monopoles qui entendent préserver les mécanismes de la libre concurrence seuls garants d'une course perpétuelle à l'innovation laquelle est bénéfique au plus grand nombre.

De manière duale les "collaborateurs" sont soit des crétins car ils ne voient pas plus loin que le bout de leur nez, soit des vendus au lobby wintel qui tirent profit de cette situation monopolistique, je laisse le soin au lecteur de ranger notre "journaliste" dans l'une ou l'autre de ces deux dernières catégories.

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TECHNOLOGIE PARTICULIERE

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« Les ordinateurs Apple ne sont pas compatibles avec la technologie ADSL. Ils ne comprennent pas le protocole utilisé par le réseau », répond le service technique de France Télécom.

C'est une façon peu banale de voir les choses. Moi je dirai plutôt que France Télécom, qui décidément fait tout pour freiner l'extension de l'Internet en France, et dont il est grand temps de faire sauter le monopole sur la boucle locale, a été incapable de mettre en place un protocole ADSL universel. Car comment expliquer qu'aux Etats Unis les Macintosh peuvent accéder sans problème à l'Internet via l'ADSL, comme cela est d'ailleurs mentionné dans la suite de l'article.

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« Apple n'a pas voulu acheter la technologie de Microsoft, et ses ordinateurs ne peuvent donc pas bénéficier de cette nouvelle technologie », explique un technicien de l'opérateur historique. « La seule solution est de vous équiper d'un routeur, comme pour une PME », propose-t-il.

Mais de qui se moque t'on ?! Depuis quand doit on utiliser un protocole propriétaire pour utiliser l'Internet ?! On aura pas oublié que de toute façon France Télécom et Micro$oft (qui tous deux abusent de leur position dominante) sont comme "cul et chemise" si vous me permettez cet écart de langage : FT n'a t'il pas racheté MSN* France lequel avait fait un flop monumental dans l'hexagone ?

Ce qui fait la grande force de l'Internet, la raison essentielle pour laquelle il connaît une telle extension (et ce n'est que le début), c'est qu'il repose sur des protocoles non propriétaires, sur des normes librement décidées par des assemblées de sages, lesquels viennent de tous les horizons (universitaires, scientifiques, passionnés, industriels, etc ...).

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La société Apple France, d'abord réticente à reconnaître le problème, admet des « problèmes spécifiques à la France ». Contrairement aux Etats-Unis, à la Belgique ou encore au Royaume-Uni, France Télécom a choisi une technologie particulière qui fait appel à un protocole de transmission développé par Microsoft.

Nous y voilà !

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L'opérateur historique, qui commercialise pourtant les iMac dans ses six cents agences, n'avait pas réalisé que cette technologie poserait des problèmes aux ordinateurs Apple.

Il n'y a pas à dire, ils sont vraiment très forts chez France Télécom :-(

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Les techniciens d'Apple et de France Télécom se sont, une nouvelle fois, réunis à la veille de Noël pour essayer de trouver une solution de rechange temporaire. Au pire, France Télécom affirme que les Mac pourront bénéficier de l'Internet rapide dans le courant de l'année 2000, puisque l'opérateur a décidé de changer de solution technique pour l'ensemble de son réseau ADSL.

Alors là c'est très fort Monsieur Christophe Jakubyszyn, votre dernière phrase est l'exacte antithèse du titre que vous avez donné à cet article !

Si je comprend bien vous avez voulu faire dans le sensationnel, c'est plus vendeur de casser de l'Apple en pleine reconquête de parts de marché et dont l'iMac et l'iBook connaissent un succès sans précédent auprès du grand public, et comme la plupart des gens n'auront lu que le titre de votre "papier" (que je qualifierai d'hygiénique, car c'est à peu près la seule utilité que je lui trouve) le but aura été atteint n'est-ce pas ?

Franchement je vous plains car votre crédibilité vient d'en prendre un sérieux coup. Ne vous étonnez pas si vous venez à être "mis sur la touche" d'une manière beaucoup moins virtuelle.

Christophe Jakubyszyn

H.F, janv 2000

ADSL : Asymmetric Digital Suscriber Line
ART : Autorité de Régulation des Télécommunications
DOJ : Department Of Justice
MSN : Micro$oft Network

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